Suivre la nuit électorale américaine

On y est. Après deux ans de campagne, nos amis américains doivent voter aujourd’hui. En France, et partout ailleurs dans le monde, il n’y aurait aucun suspense. Mais là, ce sont les Etats-Unis, alors le monde est attentif et attend le résultat avec impatience.

Comment suivre la nuit électorale depuis Paris ? (et depuis la France)
Les militants de Barack Obama en France se réunissent à partir de minuit, jusqu’à six heures, au Palais Maillot. L’entrée coûte 5€ et la soirée est ouverte aux non-américains (et même aux républicains !). Belle fête en perspective, si la soirée le termine pas en eau de boudin électorale.

De nombreux américains devraient aussi se retrouver dans un bar historique de la capitale. Le Harry’s Bar où, depuis presque un siècle, un dépouillement fictif s’effectue.

Et en ligne ?

En ligne, c’est l’effervescence. Preuve que c’est la première élection où la Toile est si fortement impliquée. Sur Mediapart, on annonce une soirée américaine en direct. L’école de journalisme de Sciences Po s’y met aussi. iPol et la Netscouade y vont de leur soirée également. Peu d’annonces sur les sites des grands médias, mais ça devrait venir.
Ils n’annoncent pas de live blogging pour couvrir l’évènement. Dommage. Pour ça, il faudra se retrouver sur l’inévitable outil de live blogging, Twitter.

Côté US, on a plus que le choix. En vidéo :

(vu ici)

Beaucoup de vidéo aussi à prévoir sur Talking Points Memo. Le site s’associe à Qik pour couvrir l’évènement. (Qik est un site de live vidéo blogging). Une chaine Youtube est prévue pour couvrir l’évènement.

La radio publique américaine sera aussi présente sur le sujet. En direct et en ligne de 7 à 3 heures du matin. (heure locale). Enfin, Newsweek nous offre un petit guide pour savoir quoi suivre, à quelle heure. Plutôt utile.

Vous l’aurez compris, vous n’avez aucune excuse pour dormir cette nuit !

PS : document exceptionnel sur le site du NYTimes, retour en 14 minutes sur deux ans de campagne.

La guerre du quotidien sportif low-cost est lancée

Entre happenings promotionnels et campagne médiatique, vous n’avez pas pu y échapper. Deux nouveaux quotidiens sportifs nationaux sont apparus aujourd’hui dans les kiosques.

Le 10 Sport, lancé par NextRadioTV d’Alain Weil, dirigé par Michel Moulin et avec toute l’artillerie de RMC derrière.
Aujourd’hui Sport, lancé par Amaury, propriétaire de l’Equipe et d’Aujourd’hui en France (entre autres).

Deux machines de guerre qui partent à la conquête du marché. Deux modèles semblables. Quotidiens sur sept jours, à 0,50€, ils privilégient tous les deux le foot dans un format tabloïd. En gros, un produit qui n’existe pas en France.

En opposition, deux logiques de groupe. Celle de NextRadioTv, qui, comme avec RMC (radio sport), BFM (radio éco) et BFM Tv (tv hard news éco), veut prendre la place de leader sur une niche. (bon, la niche de La Tribune, ils l’ont pas encore trouvée je pense …) Le tout, en réduisant les coûts pour atteindre la rentabilité au plus vite. L’objectif est assez clair. Si les ventes n’atteignent pas 100 000 exemplaires rapidement, la quotidien pourrait disparaitre aussi vite qu’il est apparu. Mais l’équipe de Michel Moulin semble confiante. (C’est lui qui a fait décoler ParuVendu)

La logique d’Aujourd’hui Sport ? Celle du groupe Amaury. La même qu’au moment du lancement d’Aujourd’hui en France. Il s’agissait de mettre en place un contre-feu pour contrer la création d’InfoMatin. Pari réussi. InfoMatin a disparu en 1996, Aujourd’hui en France tire encore à presque 200 000 exemplaires. Là, le but est d’étouffer Le 10 Sport.

Bien malin celui qui peut prédire ce qu’il va se passer. A titre personnel, je me suis procuré les deux journaux ce matin. J’avais une certaine attente sur ces deux publications. J’ai été assez déçu. J’ai eu l’impression d’avoir payé (pas cher, certes) pour un journal gratuit.
La densité d’information est assez faible, on peut trouver la même info ailleurs (et gratuitement). Pour la forme, les deux publications font un peu “cheap” (détourages approximatifs, maquettes très ordinaires, choix des photos contestables).

Si je devais n’en choisir qu’un, ce serait Aujourd’hui Sport. Il y a un peu plus de fond, les articles sont plus travaillés. Mais sans convaincre.
Le 10 Sport m’a fait l’effet d’une brochure publicitaire. (très à la gloire de RMC, normal)
Aucun ne m’a surpris, j’attendais mieux.

J’espère me tromper et changer d’avis sous peu. Quoi qu’il arrive, je souhaite du succès à ces deux journaux. Mais je doute qu’il y ait de la place pour deux (ou trois, avec Le Foot) sur le marché français.

Le CV vidéo, sexy or not ?

Une des discussions de la semaine : le CV vidéo fait-il gros loseur, ou peut-il être efficace ?

J’ai eu du mal à convaincre mes interlocuteurs de la pertinence de la démarche. C’est sur qu’avec un allié comme Mathieu Vaidis, c’était pas gagné d’avance.

A titre personnel, je suis convaincu que le CV vidéo peut encore être pertinent et original. Ok, c’est une arme à double tranchant. Avec un côté bien plus tranchant qu’un autre. Quand on travaille dans la communication, la création … et même le journalisme, on peut se distinguer avec un CV singulier et étonnant.

Si on ne maîtrise pas les outils, il vaut mieux oublier d’avance, sous peine de tomber dans le Vaidisisme. Et là, c’est la lose totale, vous êtes fichés sur trois générations.
Mais le CV vidéo peut être un vrai plus à un CV Web. Si il ne faut pas compter que sur lui, ça peut être un pari intéressant à tenter.

Mais il existe quelques bonnes expériences. Pour n’en montrer que deux, voici Marie Breton (conceptrice rédactrice … pubeuse quoi) et Sebastian Baptista (un créatif aussi).

Alors, ça ne vous séduit pas ?