Concours IJBA 2007

Publié le 15 mai 2007.
Dans : Médias, Journalisme, Perso |

Un billet un peu plus personnel que les précédents, sur le concours de l’IJBA (Institut de Jounalisme Bordeaux-Aquitaine) qui s’est déroulé ce samedi 12 mai à Bordeaux (Bordeaux II - Victor Ségalen).

Première chose : merci d’avoir fait débuter le concours à 13h (en théorie), ça laisse le temps aux parisiens d’arriver en train le jour même -bien qu’en s’étant levé à 5h45- et de repartir dans le journée, après une étape assez speed tout de même.
Arrivé sur le site du concours, on attend sagement pendant une bonne heure devant l’amphi ; c’est forcement pas simple de faire entrer 400 étudiants dans cette salle de torture cet amphi un par un en vérifiant l’identité de chaque candidat (et par bonheur, les 812 candidats sont sur deux amphis).
L’horaire de convocation est à 13h, la première épreuve n’a débuté qu’à 14h30. Pour se mettre en jambe, le résumé de film, épreuve assez originale puisque j’ignore si elle se pratique ailleurs. Ce n’est le cas ni au CELSA, ni au CUEJ.
Le reportage suivant, de l’émission Strip Tease, nous a été diffusé. Un résumé de quinze lignes au maximum était attendu, en 45 minutes, diffusion du film comprise.

L’épreuve, comme toutes celles de l’IJBA, est très courte. On ne peut donc pas se disperser dans d’interminables brouillons. La prise de notes pendant le film est indispensable, et je pense que la différence se fait sur les copies originales. J’imagine l’horreur que ce doit être pour les correcteurs de corriger cent copies à la suite, presque identiques, … ignoble. La copie originale, comme une bouffée d’oxygène, sort du lot, c’est peut être une chance (mais aussi un risque à prendre). J’ai été un peu dérouté par ce documentaire, assez particulier, c’est le moins qu’on puisse dire. Finalement j’ai choisi de le traiter de façon plutôt tendre, avec une pointe de cynisme. On verra si c’est payant. En quinze lignes, l’exercice est compliqué, c’est vraiment court.

La seconde épreuve, juste à la suite, dure trente minutes. C’est celle du projet d’enquète. Au choix, deux sujets : les “rurbains” ou l’innovation technologique. J’ai fait le second choix, comme la majorité apparemment. Là aussi, les contraintes sont surtout sur la forme que sur le fond. Trente minutes, c’est vraiment court. Mais pire que ça : tout doit tenir sur une copie, une misérable page, recto verso, mais la moitié du recto est occupé par les informations imposés (nom, prénom, numéro de candidat, etc).
Là j’ai choisis de traiter l’innovation technologique en Île-de-France de façon assez globale. D’abord le questionnement d’origine, puis en quatre points. Une première approche assez pratique, ensuite des cas particuliers, une ouverture sur l’international et enfin les enjeux contemporains. J’ai peur de n’avoir pas été assez précis, d’avoir fait une projet d’enquète trop ouvert. À voir.

Pour la troisième épreuve, l’amphi se divise en deux. La partie basse sort en pause, pendant que l’autre compose en français. L’épreuve de français, je la redoutais, on voit bien sur ce blog que l’orthographe est parfois approximative. En guise de mise en bouche : une dictée. Je passe sous silence la diction et les approximations de la personne qui dictait (la chaleur sans doute). J’ai buté sur Alléluia, auquel j’ai mis un H en fin de mot, et c’était le premier mot de l’épreuve, ça fait mal … Je pense pas gagner beaucoup de points sur cette épreuve.
Après la dictée, une série d’exercices de français assez classiques. Une liste de mot avec des accents à replacer (amertume, gout, ephemeride et un autre mot qui m’échappe). Des phrases à trous avec des verbes à replacer, des expressions à corriger (Eux aussi ne le sont pas / C’est de ça dont nous raffolons / etc ), un texte avec quatre fautes à retrouver (Faudrat-il, intéret) et deux expressions à connaitre : Aller à Canossa et Du capitole à la Roche Tarpéienne. Pas évident donc.

Enfin, l’épreuve de culture générale, après une pause d’une quarantaine de minutes pendant que la seconde moitié de l’amphi planchait sur la langue française.
35 questions, trente minutes, et pas le droit à l’erreur. Ici, on sait ou on ne sait pas, c’est du cash. Ceci dit, les mauvaises réponses ne comptant pas comme “points négatifs”, on peut tenter …
On dit que cette épreuve de culture générale est plus abordable que celle du CELSA, je l’ai trouvé plus difficile, disons différente. Pas vraiment d’histoire contemporaine, plus de culture, des questions pièges.
Comme j’écris ce billet au fil de la plume, ma mémoire montre ses limites. Parmi les questions, j’ai retenu :

Etc.

Contrairement au CELSA, j’ai pris assez de plaisir à passer ces épreuves. La rapidité des épreuves me convient bien que ce soit la difficulté essentielle. Celui qui compte les mouches voler a perdu, mais ce n’est pas désagréable. Le cadre était plutôt sympa, et le concours a pris fin (pour le premier groupe) vers 18h15, alors qu’il était prévu 19h30, ce qui a soulagé tous les parisiens qui devaient prendre le train de 19h51.
L’organisation a par contre été un peu gauche. Je suis pas convaincu que faire entrer les étudiants de cette façon, et utiliser des amphis aussi grands soient de bonnes idées, mais on peut difficilement faire autrement j’imagine.

Si certains passent par ici et ont passer le concours, n’hésitez pas à laisser des commentaires, des corrections, car mes souvenirs sont surement à compléter/modifier, et surtout vos impressions personnelles.

Commentaires

11 Commentaires sur “Concours IJBA 2007”

  1. liloo on 15th mai 2007 8:28

    En culture gé c’était pas six sous marins nucléaires? bonsinon impression globale, le manque d’organisation et la rapidité des épreuves déstabilise beaucoup pour certaines ça suffit genre le français, l’actu mais je epnse que sil auraient donné cinq minutes a peine de plus pour le projet d’enquête et le film ils auraient eu des copies de meilleure qualité qui reflètent vraiment la valeur de certains candidats (là je parle au nom de tous) je pense quil laisse filer de bons éléments à cause du temps trop court (là je aprle pas pour moi mon prjet d’enquête était ridicule et cinq minutes de plus n’auraient pas arrangé les choses)!!! sinon heureusement d’autres épreuves pouront rattraper les dégats. Qui passe le tri concours? Toulouse?l’ICM?

  2. admin on 15th mai 2007 10:47

    Si on nous avait donné plus de temps, l’exercice eut été différent. Je pense que vraiment sur le coup ils jugent la rapidité, capacité d’adaptation, travaille dans l’urgence … ce qui est le lot commun pour un journaliste.

    Pour ma part, je passe le CUEJ, ca sera ma dernière étape.

    C’était bien dix sous-marins nucléaires, ça faisait référence à une question sur RMC à Ségolène Royal. (Nicolas Sarkozy avait eu la même, mais les sous marins étaient lanceurs d’engins …)

  3. Samia on 15th mai 2007 11:10

    Salut

    Ton blog, très complet, reflète bien l’impression générale sur ce concours. Je pense aussi qu’il y a eu manque d’orgnanisation, mais bon!!
    Sinon, j’y suis allée un peu ‘les mains dans les poches” car j’ai un bébé de 6 semaines donc pas évident de préparer depuis qu’il est né..mais c’etait un essai! en tout cas, j’ai pas trouvé cà insurmontable (même si je pense ne pas aller plus loin..)et la rapidité des epreuves me convient plus que des épreuves de 4h…
    Je passe l’IFP et le CUEJ..on verra!!
    Sinon, étant de Lorraine, le concours m’aura coûté 2 nuits d’hôtel (eh oui 1000km de Bordeaux ac changement à Paris impossible à faire dans la journée)

    Bonne chance à tous

    Sam

  4. admin on 15th mai 2007 11:25

    Bonjour Samia,
    déjà sans bébé, étant étudiant, la préparation est pas évidente, alors avec j’ose pas imaginer !

    Depuis la Lorraine en effet ça douille un peu … déjà que depuis Paris c’est pas donné ! pour le CUEJ tu sera moins loin déjà ;)

    Bon courage, continuons à préparer nos concours !

  5. loukoum on 16th mai 2007 18:06

    Pour ma part,j ai adoré le film et il m a fort inspiré, sauf que c était pas Camille son nom mais Suzanne ( et oui ca arrive…)culture gé,pas mal d erreurs et d oublis, epreuve de francais, ca allait,a part cette fameuse dictée (j ai vraiment bloqué sur l encencs et mytthe….que j ai ecrit mite bien sur!!!) et il y a 6 sous marins nucleaires…projet d anquete, j ai fait les rurbains un quart d heure puis j ai change d avis (me disant que j etais hors sujet) et ai donc fait l innovation technologique.. ils en prennent combien deja???

  6. Plaie on 17th mai 2007 14:16

    J’aime beaucoup l’épreuve des accents, et le mot “contregnant” t’es mignon d’illettrisme.

    Court-métrage :
    “Attention, ceci n’est pas une fiction.
    Ce reportage de Strip-Tease nous embarque en région hostile, où les extra-terrestres sont lot commun. Comment ne pas croire en une vie extra-terrestre, lorsque tout nous ramène à la misère de la notre ?
    La ferme miteuse est l’endroit idéal pour rêver.
    Elle, la mère, parle des chaussures de son feu mari une poignée de seconde, avant de se lancer dans l’oraison funèbre de son feu perroquet et de confier à la caméra qu’elle aimerait se faire inhumer avec.
    Lui, le fils, a déjà préparé sa soucoupe volante pour partir vers un ailleurs utopique, même s’il se peut qu’il ait aussi bien “des extraterrestes gentils que des extraterrestres méchants, c’est comme tout.”
    Et même les voisins corroborent sa douce folie, lui trouvant une tête de martien, à cause ou plutôt grâce à ses yeux qui ressemblent à des yeux d’extraterreste ! Rien que cela.
    (sa maman ne lui aurait-elle pas tout appris de son papa ?)
    Les repas s’accompagnent de documentaires sur le sujet favori du fils, oui vous avez deviné…
    Les gens ont besoin de se raccrocher à quelque chose, que ce soit aux ailes d’un perroquet mort ou à une étoile hors de notre galaxie ; le résultat qui en émerge donne un pathos comique.
    Faut-il rire, faut-il s’attrister, faut-il inscrire le fils au prochain casting du film Alien ?

  7. Plaie on 17th mai 2007 14:18

    Allez mon unique faute : qu’il y ait.

  8. Luciole on 4th juin 2007 18:00

    Tiens, un compagnon de galère ! Depuis ce matin, j’essaie d’obtenir les résultats mais impossible, j’ai beau user ma touche F5, rien ne se passe sur le site de l’IJBA. Pas que je compte faire partie des 100 élus… mais bon, que je sois fixée au moins !

    Note pas mal écrite, on voit bien la galère du candidat ! ^_^
    Pour ma part, je pense m’être dépatouillée du français, le résumé est pas très original mais bon… par contre le projet d’enquête je sais pas du tout. Et l’actu… oulah !

    Enfin, advienne que pourra. Je passe le CUEJ cette semaine, bon courage à toi si tu passes d’autres concours !

  9. admin on 4th juin 2007 18:40

    Je passe aussi le CUEJ Luciole, les résultats sont dispos ici :
    http://www.ijba.u-bordeaux3.fr/convo-oral-2007.html
    J’espère que tu en es …

    On se croisera peut etre vendredi et samedi donc (sans se connaitre ;))

    Bonne chance !

  10. Luciole on 4th juin 2007 18:58

    Effectivement, ça y est, ils sont tombés… Comme je m’y attendais (avec une tite pointe d’espoir malgré tout) mon nom n’y est pas… Bon ben on verra le prochain !

    Bon courage à toi aussi M’sieur ! Si ton pseudo est ton vrai nom de famille, y a des chances qu’on soit dans le même amphi ! ;)

  11. Claire on 2nd mars 2008 16:43

    bonjour !

    Tout d’abord félicitations pour ton blog, il est très bien fait ! Comme toi, je suis apprentie journaliste, et je passe en mai prochain le concours d’entrée à l’IJBA. C’est très intéressant de lire les impressions de quelqu’un qui a déjà passé ce concours. Apparemment le manque de temps est le pricipal problème, j’essaierai de le gérer du mieux possible.
    Merci, et peut être au 17 mai, si tu repasses le concours !
    Bonne chance pour la suite de tes études, quoi que tu fasses.

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