Je suis (pour une fois) d’accord avec Philippe de Villiers
Publié le 22 avril 2007.
Dans : Politique |
Derrière ce titre un brin provocateur, une des questions de la journée autour des élections présidentielles : Les machines à voter.
Le vendéen ne les aime pas beaucoup, moi non plus.
Outre la confiance qu’on peut faire, ou pas, aux machines à voter, comment peut-on remplacer 4 à 5 isoloirs par une seule machine ? Il faut du courage et de la patience pour faire une fil d’attente d’une heure et exercer sa citoyenneté.
Efficacité mise à part, on peut se poser la question de l’intelligibilité de ces machines. Je ne suis pas certain que les personnes âgées et/ou peu familiarisées avec la modernité soient ravies. Le vote peut être troublé. Sans parler de la mauvaise préparation des employés municipaux à ces nouvelles méthodes.
Économiquement, ces machines coûteraient autour de 4000 euros ; agrées par le ministère de l’Intérieur et subventionnées à hauteur de 400 euros par l’Etat. Certes on réduit des frais de papiers, urnes, et surtout, de personnel, mais au bout de combien de temps seraient elles amorties ? Cet investissement est-il indispensable pour une utilisation finalement assez moindre (une fois par an, deux tout au plus) ?
Enfin, humainement, quid du dépouillement ? N’était ce pas une occasion de connaitre ses voisins et d’échanger quelques avis ? De vivre plus ou moins de l’intérieur cette journée républicaine ? Oui, il n’est pas simple de trouver des scrutateurs, mais quand même. (C’était là la réflexion Jean-Pierre Pernautienne du jour)
Sur le sujet : Vote Electronique (surtout pour les références)
Commentaires
2 Commentaires sur “Je suis (pour une fois) d’accord avec Philippe de Villiers”
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Je suis assez d’accord, mais pour moi il s’agit avant tout d’un problème de confiance. Ces machines incarnent la démocratie, que se passe t il quand on ne peut plus faire confiance à la démocratie ?
La confiance peut beaucoup de toute façon. Elle peut à elle seule, d’après Ségolène Royal, résoudre 2500 milliards d’euros de dette grâce à la croissance, elle même apportée par la confiance.