(je suis actuellement en stage chez France Inter, jusqu’au 03/01/10)
Une minute, dans un journal, c’est parfois un peu frustrant. Du coup, pour profitez de l’espace que nous offre le Web, voici les versions longues-mais-pas-trop de ce qu’ont dit Tristan Mendes-France (@) et Mélissa Bounoua (@) sur Twitter.
Tristan Mendes-France, blogueur et documentariste.
Orange organisait cette année, pour la première fois, le prix « Orange Reporter« . Le principe :
Orange vous propose de réaliser un reportage vidéo d’une durée de 2 à 5 minutes qui illustre la capacité du sport à aller plus loin ensemble. Le sport est un formidable moyen d’exprimer le pouvoir du collectif. Donnez-nous votre vision du sport, sa capacité à favoriser les rencontres, les échanges et à se réaliser ensemble.
Avec mes compères du Celsa, Thibault Chaffotte et Fabienne Bruere on a présenté « Poings de rencontre« . Un reportage au cœur d’un club de boxe de banlieue parisienne, à Maisons-Alfort, où Willy, un grand gaillard de 27 ans, porte le projet à bout de bras et essaie de transmettre aux jeunes ce que la boxe lui a appris.
Avec ce reportage, on a participé à la finale du 1er décembre.
On a obtenu le deuxième prix (ok, j’avoue, on aurait beaucoup aimé gagner …) mais notre principale récompense est que le message, l’émotion et l’information ont été transmis. On avait envie de faire connaitre ce projet et de raconter cette histoire. C’est fait.
Notre reportage :
(la qualité de la vidéo est un peu moyenne ici, je vais essayer de l’uploader sur vimeo sous peu)
Malgré la disparition marquante de Soitu.es, le Rue89 espagnol, il y a un mois, deux nouveaux projets éditoriaux voient le jour aujourd’hui en Espagne. Deux expériences différentes, qui ne feront peut-être pas oublier le très bon boulot réalisé par Soitu, mais qui essaieront de saisir le témoin.
La première, Factual.es, est menée par Arcadi Espada, éditorialiste au journal El Mundo. Le projet est, étrangement, un peu secret. Il sera rendu public à partir de lundi (30 novembre) et sa campagne promo se base sur un message : « le journalisme ne se vend pas, il s’achète « .
Arcadi Espada a fait le choix d’un modèle économique mixte. Une version premium, moyennant 50 € par an, et du contenu gratuit.
Sa campagne de promotion laisse imaginer plusieurs choses :
pas d’info très chaude, puisque le fondateur dit : « le journalisme écrit sa nécrologie en pensant que le plus important c’est ce qui vient de se passer en dernier ».
une séparation radicale de l’opinion et des faits. Les faits, rien que les faits. Arcadi Espada y tient. Il a même déclaré vouloir appliquer une « rigueur scientifique » au compte-rendu des faits. Ambitieux.
… pas grand chose de plus.
Avec un budget de 250 000 euros, il a intérêt d’être irréprochable. Car les dernières sorties d’Arcadi Espada pour défendre son projet l’ont aussi été pour donner des leçons aux confrères. Pour son lancement, l’équipe invite les curieux à venir t’chatter à partir de 18h, deux heures avant le lever de rideau.
Le second site,FronteraD, est plus proche d’une revue numérique que d’un site d’information. Il donne la priorité au reportage et à l’investigation, gratuitement.
« On veut être à mi-chemin entre la revue traditionnelle, papier, avec un contenu soigné et des reportages, et un média qui profite de toutes les possibilités du Web » raconte José Luis Toledano, à l’initiative du projet. Il faut dire que le bébé est né en songeant plutôt à une publication papier. Mais la crise est passée par là et les coûts de développement l’ont poussé à se tourner vers le Web.
Ses forces :
Tourné vers l’international, le site se veut « en espagnol« , mais pas « espagnol« . Jose Luis Toledano a compris qu’il pouvait profiter du fait d’écrire en espagnol, comme le fait El Pais, pour élargir au maximum son lectorat.
Un beau réseau de collaborateurs.
35 beaux blogs qui donnent envie de revenir
Le hic, c’est que l’équipe veut rester dans l’idée d’une revue. La majorité du contenu ne sera mis à jour qu’une fois par semaine, le vendredi. Je suis assez sceptique sur ce mode de fonctionnement, mais le fondateur s’est dit disposé à changer son modèle en cours de route (rythme, modèle économie, etc) tant qu’il reste dans l’esprit d’une revue, avec du contenu de qualité.